mardi 2 avril 2013

  Journal d'une survie, lundi 1 avril 
  Atroce vague de cafard. Mon père me manque tout le temps, pour tout. Là aussi, je soupçonne le procédé inconscient pour aboutir à l'échec.
  Je regardais ce grand truc en macramé fait par ma mère, qui pend dans l'entrée. Je l'ai toujours détesté ce machin. Mon père aussi. Il y a quelque temps, un peu avant son périple à l’hôpital, il a proposé de le bazarder. J'ai dit d’accord, d'enthousiasme. Et je crois que je nous aie fixé un délai pour le faire « quand on aura terminé telle chose, on le jette... ». Fixer des objectifs, comme ça, c'est une façon de me dynamiser que j'utilise souvent.
  Mais voilà, les choses se sont enchaînées de telle manière que cette dégoûtation en laine est encore là, à la même place que depuis des années. Il y a tellement de choses que nous n'avons pas faites, mon père et moi, tellement, partout, tout le temps !
  Et moi, maintenant, qui me met en tête de faire aboutir tous nos projets à moi seul ! Pauvre idiot ! Pauvre type !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire