samedi 6 avril 2013

  En lisant ces courts messages quotidiens, on peut s'étonner de me voir évoquer des victoires qui semblent toutes se ressembler, comme si en fait je ne cessais de recommencer indéfiniment le même combat contre moi-même. Il est vrai que l'affrontement que je mène est un périple au long cour, ponctué d'une multitude d'escarmouches, dont la plupart ne sont que la triste répétition quotidienne des mêmes drames intimes, et des mêmes efforts pour avancer malgré tout.
  Mais si on prend un peu de recul, les grands mouvements apparaissent. Telle paralysie qui me clouait dans l'inaction a cessé définitivement de se produire. Telle bouffée de colère ne vient plus jamais polluer mon comportement social. Tel perfectionnisme absurdement stérile ne m'empêche plus d'exploiter mes capacités...
  Cela ne veut pas dire que l'action est devenue facile pour moi, ou que la relation avec les autres est sans obstacles. Si certaines manifestations malades ont disparu entièrement, mes grands blocages profonds sont toujours là. Amoindris mais présents. Et ce phénomène perdurera tant que je n'aurais pas atteint la racine la plus essentielle du mal, tant que je ne serais pas parvenu à l'extirper.
  Journal d'une survie, vendredi 5 avril
  La situation s'est améliorée. Toujours le cafard, toujours le manque permanent. Mais moins d'obstacles à l'action. Je recommence à croire en mes chances.