lundi 8 avril 2013

  Le grand chamboulement a lieu dès le lendemain, le mercredi 27 février au matin. Au milieu des tâches quotidiennes de la vie, je parviens à me convaincre de consulter internet pour la montre. Et une demi-heure plus tard, je sais où trouver des tocantes d'occasions, pas cher, pas loin.
  Ma recherche a été fructueuse, mais ce n'est pas ça le plus important. Le plus important, c'est que j'ai pu la faire, sans rechigner. J'ai été suffisamment fort pour faire ce cadeau à mon père ! Et au cœur de moi-même, je sais immédiatement qu'une grande guérison vient d'avoir lieu !
  Journal d'une survie, dimanche 7 avril 
  Fatigue énorme, pour cause de non-sommeil. Travail jusqu'à épuisement. Vieille tactique du maso pour échouer. Mais je termine et je réussis le logo commandé par A. Et, à trois heures du matin,  je parviens à faire mon message pour le blog. C'est tardif, mais pas trop grave, ce n'est qu'une maigre concession à mes handicaps. L'important c'est que je parviens tous les jours à rédiger mes messages pour ce blog. 
  Plus tôt dans la journée, rendez-vous avec ma tante V, qui m'invite à déjeuner. J'arrive avec une heure de retard ! Idéal pour se sentir misérable. Là aussi, vieille tactique maso. Je le prends comme tel et je supporte. Parce que je crois que ça ne remet pas en cause les progrès. 
  Et je crois que l'issue victorieuse est très proche !

  Jusque-là, mes petites notes quotidiennes en italique gardaient un style assez vague. Je les écrivais ainsi dans le but de rester compréhensible de mon lecteur imaginaire. En effet, un récit plus détaillé implique obligatoirement énormément d'explication, pour remettre les choses dans leur contexte.
  Je m'affranchis aujourd'hui de cette contrainte.
  Je fais de ces notes un journal à seule destination de moi-même, pour disposer d'un historique de cette période de ma vie si le besoin s'en fait sentir plus tard. Je ne m'encombrerai donc pas d'expliquer, mais seulement de relater succinctement les faits marquants. Et je ne m'interdis pas de recourir au jargon dont j'ai habituellement l'usage pour décrire ma maladie. 
  Je renomme tous ces messages : "journal d'une survie"...