lundi 25 mars 2013

  Le 14 février, ou le 15 ou le 16... Ce jour-là, un de nos chiens est mort. La surprise pour mon père, c'est de préparer un petit gueuleton, afin de remplacer la triste tambouille hospitalière qui le rebute tellement. L'après-midi est déjà bien avancée et je dois foncer. Je vais acheter ce qui me manque, je cuisine à la maison, je fourre dans des plats fermés et, comme j'ignore ce que diraient les aides-soignantes de mon initiative - et que je ne compte surtout pas leur demander - je cache le tout dans de grands sacs. Je suis de retour à l'hôpital exactement à l'heure, et je peux discrètement déballer mes merveilles. Mon père apprécie l'intention, mais la nourriture le laisse presque indifférent. Il mange sans faim et sans plaisir, bloqué depuis son malaise.
  Journal d'une survie, dimanche 24 mars
  Jour difficile. Les circonstances de la vie, parfois, installent autour de nous un décor déprimant. Pour le reste, je confirme la victoire !