Plusieurs mois après la mort de ma
mère, un an peut-être, j'avais retenté l’expérience. J'avais
ressorti mes pipes des recoins à poussière où elles avaient été
exilées. Et cette fois-ci, j'avais réussi à trouver du plaisir
dans leur usage. Je n'étais pas meilleur bourreur de tabac
qu'auparavant. Mais désormais, j'étais capable de m'en satisfaire.
Je ne polluais plus mon comportement avec des exigences impossibles.
Cela peut sembler ridicule d'accorder
tant d'importance à une chose aussi triviale que fumer la pipe. Mais quand on est
parti de rien, les plus petits progrès sont inestimables !