jeudi 18 avril 2013

  Au lecteur imaginaire...

  Je vous le disais la dernière fois, je définis la psychologie comme « l'étude de l'intelligence ». Donc, la question qui surgit à la suite c'est : qu'est-ce que l'intelligence ? 

  L'intelligence c'est un choix désirant. 

  Le choix c'est quand on a la capacité de faire et la capacité de ne pas faire, et qu'on prend une de ces deux options. Le choix c'est donc la faculté d'impulser ou non une dynamique. Dit avec d'autres mots : c'est la capacité de produire ou non une force.

  Le désir c'est être animé d'un objectif, c'est tendre vers un but. En d'autres termes, le désir c'est être porteur de la vision d'une certaine situation, dans un certain futur. Avec, c'est un point essentiel, un vécu de satisfaction si la situation se réalise, et un vécu d'insatisfaction dans le cas contraire.

  Et donc, quand un choix est provoqué par un désir, il y a intelligence.

  Par voie de conséquence, l'intelligence implique obligatoirement la présence d'un autre ingrédient : la connaissance. C'est incontournable. Puisque le désir est une projection dans le futur, cela sous-entend a minima que l'objet projeté est connu ! Il n'y a donc pas d'intelligence sans connaissance, même très partielle.
  J'ai perdu la pipe au bord d'une route, un matin pendant une balade des chiens. Elle a glissé de ma poche. Nous avons refait le parcours plusieurs fois pour la retrouver, sans y arriver.
  J'aurais pu en racheter une immédiatement. Mais je pensais, à ce moment-là, que le moment était proche où je pourrais arrêter de fumer. Puisque le tabac n'en avait plus que pour quelques semaines, j'ai jugé la dépense inutile.
  Journal d'une survie, mercredi 17 avril 
  Toujours la lenteur. Tant pis, il faut passer. Je continue à avancer le plan. Bon sang que c'est lourd à venir ! 
  Le soir je m'effondre. De nouveau !