Le mardi 12 février. Après son malaise, mon père est emmené au petit
hôpital pas loin de chez nous. Je poireaute dans la salle d'attente des
urgences. Je regarde les gens autour de moi, aucun n'a l'air vraiment
inquiet. Ils sont là pour des broutilles. Une télé accrochée au plafond
débite des clips. Moi j'ai la trouille.
Je sors fumer, puis je
reviens à l’intérieur, et je retourne voir le secrétaire auprès de qui
je me suis signalé à mon arrivée. Je veux être certain que les docteurs ne m'ont pas
fait appeler pendant mon absence. Je suis mal à l'aise. Avec ces gens de
l’hôpital, j'ai toujours l'impression de ne pas me comporter comme il
faut. Le secrétaire n'est plus là. Il a été remplacé par une femme qui visiblement ne
sait pas que j'existe. L'autre n'a pas dû lui passer le message...