mercredi 10 avril 2013

  Le mercredi 27 février, dans la chambre de mon père aux soins de suite de notre ville. Je suis arrivé à 13 heures 10, j'ai trouvé mon père endormi et je n'ai pas réussi à le réveiller...
  Finalement, j'appuie sur le bouton d'appel. Quelques minutes après, un sympathique jeune homme en blouse me rejoint. Je lui demande ce qui arrive à mon père. Il me répond, avec son sourire sympathique, qu'ils n'ont pas réussi à le réveiller ce matin.
  Un homme corseté dans un sommeil irrépressible, ça ne les inquiète pas !
  Sans bien savoir comment prendre cette désinvolture, je signale tout de même que, là, mon père ne réagit toujours pas... Et je demande ce qu'on fait. Mon sympathique interlocuteur, toujours avec son sourire gaiement imperturbable finit par me dire de prendre rendez-vous avec le docteur ! Inutile de discuter avec un tel connard incompétent, je le laisse repartir vers ses sympathiques occupations et j'essaie à nouveau de tirer mon père du sommeil. Pour rien.
  Je sais que le docteur prend son service à 14 heures. Je descends, je dis à l’accueil que mon père est incapable de se réveiller et que je voudrais que le médecin le visite dès son arrivée ...
  Et j’attends...
  Journal d'une survie, mardi 9 avril
  Journée terrible. La pire, largement, de toutes celles que j'ai vécues depuis la mort de mon père ! Je ne suis pas paralysé comme lors de l'attaque du 2 avril, non, c'est pire : je peux agir, mais je rate tout ! Je suis une usine à échecs systématiques !
  Ça commence dès le matin et ça ne cesse pas, de toute la journée. Pour les choses les plus simples comme pour celles beaucoup plus importantes. Je vois l'attaque dès les premières heures de la journée et je m'arc-boute jusqu'au soir. Je sais qu'il faut que je réussisse à me remettre au P de C pour passer ce cap. Je suis dans un déchainement proche de celui ayant précédé la fin de la BD. Il faut tenir et avancer.
  Bien entendu, obligé d'antidater mes messages !
  Bien entendu, au moment de me coucher je ne me suis pas remis aux P de C...
  Bien entendu, j'espère que demain, mercredi, sera la bonne ! 
  Bonne chance à moi !