Peut-être que l'hémorragie
cérébrale, qui a frappé mon père dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février,
est la conséquence du malaise qui l'a touché deux semaines plus
tôt, le 12. Peut-être que cette artère a explosé parce que mon
père était affaibli après sa tentative de suicide.
Et peut-être que non. Peut-être que
cette charrieuse de sang aurait rompu de toute façon.
Peut-être aussi qu'en plein milieu
de la nuit, mon père en a eu marre à nouveau, qu'il ne pouvait plus
supporter sa vie et sa carcasse, et qu'il s'est contracté à fond,
dans l'espoir que quelque chose en lui cède enfin. Et qu'il a été
exaucé cette fois ! Il était assez original pour tenter une chose
pareille.
Je ne le saurai jamais. Personne ne
le saura jamais.
Peut-être qu'il a finalement réussi a fuir son existence, ou qu'au contraire, il est mort au moment même où il voyait l'espoir renaitre devant lui. Laquelle des solutions est la pire ?
Peut-être qu'il a finalement réussi a fuir son existence, ou qu'au contraire, il est mort au moment même où il voyait l'espoir renaitre devant lui. Laquelle des solutions est la pire ?
Question vaine, réponse
impossible...