En lisant ces courts messages
quotidiens, on peut s'étonner de me voir évoquer des victoires qui
semblent toutes se ressembler, comme si en fait je ne cessais de
recommencer indéfiniment le même combat contre moi-même. Il est
vrai que l'affrontement que je mène est un périple au long cour,
ponctué d'une multitude d'escarmouches, dont la plupart ne sont que
la triste répétition quotidienne des mêmes drames intimes, et des
mêmes efforts pour avancer malgré tout.
Mais si on prend un peu de recul, les
grands mouvements apparaissent. Telle paralysie qui me clouait dans
l'inaction a cessé définitivement de se produire. Telle bouffée de
colère ne vient plus jamais polluer mon comportement social. Tel perfectionnisme absurdement stérile ne m'empêche
plus d'exploiter mes capacités...
Cela ne veut pas dire que l'action est
devenue facile pour moi, ou que la relation avec les autres est sans
obstacles. Si certaines manifestations malades ont disparu
entièrement, mes grands blocages profonds sont toujours là.
Amoindris mais présents. Et ce phénomène perdurera tant que je
n'aurais pas atteint la racine la plus essentielle du mal, tant que
je ne serais pas parvenu à l'extirper.
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