vendredi 22 mars 2013

  Peut-être que l'hémorragie cérébrale, qui a frappé mon père dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février, est la conséquence du malaise qui l'a touché deux semaines plus tôt, le 12. Peut-être que cette artère a explosé parce que mon père était affaibli après sa tentative de suicide.
  Et peut-être que non. Peut-être que cette charrieuse de sang aurait rompu de toute façon.
  Peut-être aussi qu'en plein milieu de la nuit, mon père en a eu marre à nouveau, qu'il ne pouvait plus supporter sa vie et sa carcasse, et qu'il s'est contracté à fond, dans l'espoir que quelque chose en lui cède enfin. Et qu'il a été exaucé cette fois ! Il était assez original pour tenter une chose pareille.
  Je ne le saurai jamais. Personne ne le saura jamais.
  Peut-être qu'il a finalement réussi a fuir son existence, ou qu'au contraire, il est mort au moment même où il voyait l'espoir renaitre devant lui. Laquelle des solutions est la pire ?
  Question vaine, réponse impossible...

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