samedi 23 mars 2013

  Dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 février. Mon père vient d'être installé dans une chambre individuelle, à l'étage du petit hôpital pas loin de chez nous. On me laisse seul avec lui. Il y a une maigre chance que mes mots traversent son coma pour parvenir à sa compréhension, et j'ai décidé de la saisir.
  Je commence à lui parler, débutant un dialogue solitaire qui va se prolonger durant toutes ces journées et toutes ces nuits qu'il nous reste à vivre ensemble. Cette courte poignée d'instants qui furent les plus longs que j'ai jamais vécus...

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