Dans la nuit du mercredi 27 au jeudi
28 février. Mon père vient d'être installé dans une chambre individuelle, à
l'étage du petit hôpital pas loin de chez nous. On me laisse seul
avec lui. Il y a une maigre chance que mes mots traversent son coma
pour parvenir à sa compréhension, et j'ai décidé de la saisir.
Je commence à lui parler, débutant
un dialogue solitaire qui va se prolonger durant toutes ces journées
et toutes ces nuits qu'il nous reste à vivre ensemble. Cette courte poignée
d'instants qui furent les plus longs que j'ai jamais vécus...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire