Ce jour-là, un de nos chiens est
mort. Nous avions quatre chiens. Des pièces rapportées au gré des
circonstances, des toutous de bric et de broc, une demi-meute
flamboyante et bancale, à l'image de nos vies...
Le jeudi 14 février,
l'après-midi après le transfert, ou le vendredi 15, ou le 16... (je
ne me rappelle déjà plus du jour exact !). Au moment de prendre la
voiture, je trouve un de nos corniauds couché dans le garage, le
ventre terriblement gonflé. Il attend, le flanc sur le béton, la
tête posée par terre, calme, sans vouloir bouger de là... Aucune
douleur quand j'appuie sur son abdomen tendu comme une outre.
Inquiété, je le charge sur le siège arrière, décidé à
l'emmener à l'hôpital des bêtes juste après ma visite à
l'hôpital des hommes.
Quand je ressors du petit
hôpital pas loin de chez nous, je laisse le chien se dégourdir les
pattes le long du parking. Il s'agite avec un peu plus de conviction
qu'avant, il a l'air d'aller mieux. Le prix du vétérinaire me
rebute et je voudrais employer la fin de l'après-midi pour organiser
une surprise à mon père. Je choisis de reporter la consultation du
bestiau à demain, en me disant qu'après tout, peut-être qu'il ira
mieux d'ici là...
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