dimanche 24 mars 2013

  Ce jour-là, un de nos chiens est mort. Nous avions quatre chiens. Des pièces rapportées au gré des circonstances, des toutous de bric et de broc, une demi-meute flamboyante et bancale, à l'image de nos vies...
  Le jeudi 14 février, l'après-midi après le transfert, ou le vendredi 15, ou le 16... (je ne me rappelle déjà plus du jour exact !). Au moment de prendre la voiture, je trouve un de nos corniauds couché dans le garage, le ventre terriblement gonflé. Il attend, le flanc sur le béton, la tête posée par terre, calme, sans vouloir bouger de là... Aucune douleur quand j'appuie sur son abdomen tendu comme une outre. Inquiété, je le charge sur le siège arrière, décidé à l'emmener à l'hôpital des bêtes juste après ma visite à l'hôpital des hommes.
  Quand je ressors du petit hôpital pas loin de chez nous, je laisse le chien se dégourdir les pattes le long du parking. Il s'agite avec un peu plus de conviction qu'avant, il a l'air d'aller mieux. Le prix du vétérinaire me rebute et je voudrais employer la fin de l'après-midi pour organiser une surprise à mon père. Je choisis de reporter la consultation du bestiau à demain, en me disant qu'après tout, peut-être qu'il ira mieux d'ici là...

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